Gestion de projet : always look on the bright side !

Pauwels people

09 Oct 2019
Chez nous à Pauwels Consulting travaillent beaucoup de gens très motivés, mais parfois l’un d’eux nous quitte. Après une carrière de 40 ans, André Thys part à sa retraite bien méritée. Voilà pourquoi on lui laisse la parole pour qu’il nous raconte un peu de sa carrière, dans le cadre de la série « People of Pauwels Consulting ».

Pourrais-tu te présenter un peu ?
Je m’appelle André Thys, je suis marié et en outre j’ai trois enfants. Mes passe-temps favoris sont le jardinage, faire du vélo ou aller me promener avec ma femme. Nous aimons également aller dîner et planifier des voyages. Pendant des années, j’étais heureux de travailler ici. Je termine maintenant un très beau parcours, alors je projette bien jouir de la retraite bien méritée.

Comment ta carrière a-t-elle démarrée ?
J’ai suivi une formation sur l’informatique, l’équivalent d’un bachelor aujourd’hui. J’ai choisi cette voie car les autres options n’étaient pas vraiment ma tasse de thé. A l’époque, l’informatique était un domaine tout nouveau et émergeant. Dans les cours j’ai appris à utiliser une carte perforée ; par le biais d’une machine il fallait perforer les cartes. Ensuite, nous mettions les cartes dans l’ordinateur qui en repérait les informations. L’informatique comprenait surtout la programmation, c’est-à-dire les uns et les zéros. J’ai été témoin de l’évolution énorme du monde de l’informatique.

Mon premier emploi était chez AVON Cosmetics, ensuite j’ai travaillé auprès de quelques bureaux de logiciels pour finir dans une entreprise de consultance. Je l’ai choisie pour la grande variation des projets et des clients intéressants. L’entreprise vous introduit aux clients ce qui permet d’apprendre énormément et d’apprendre vite. J’ai rencontré des problématiques très diverses et j’ai fait la connaissance de différents processus d’entreprise. Bref, on optimise ses compétences sans cesse. De cette façon, je suis fini en fonction de Project Manager.

Comment es-tu entré en contact avec Pauwels Consulting ?
C’est le résultat de la reprise de PIT Advisors. A ce point, j’avais déjà vécu plusieurs reprises, mais celle-là s’est très bien passé. PIT Advisors a organisé un dîner pour tous les consultants et Bert Pauwels et c’est là que l’entreprise a été présentée et qu’on a discuté de notre avenir. Du coup, le sentiment était bon et en fait, ça n’a jamais changé.

Tu as été Project Manager pendant longtemps, qu’est-ce qui t’a attiré à cette fonction ?
D’abord, c’était un fruit du hasard que j’ai commencé en tant que ‘Project Manager IT‘, mais j’ai vraiment apprécié le défi, alors j’ai foncé. En quelques jours, il faillait avoir une idée de la structure et de la situation de l’entreprise en parlant aux personnages clés de l’organisation. De ces entretiens, j’ai dû déterminer les besoins et les défis pour l’entreprise. Ensuite, je les ai traduits en une stratégie et en un projet. En outre, il est important d’anticiper les pièges et les difficultés. On est toujours concentré sur les points à améliorer.

Il m’est arrivé d’entamer un projet quand l’entreprise croyait savoir parfaitement ce qu’elle voulait. La base du projet était déjà là, mais en parlant au personnel, j’ai constaté que le projet ne résoudrait pas la problématique sous-jacente. A ce moment-là, il faut rassembler toutes les personnes concernées et trouver une base commune.

Quels sont les défis en tant que Project Manager ?
Il arrive que l’entreprise ou le personnel ne sont pas prêts pour le changement entraîné par un nouveau projet, ou bien que le management ne s’engage pas suffisamment. Il est également difficile si les départements sont très opposés et que tout le monde reproche quelque chose à tout le monde. Ou quand on voit qu’on n’est pas le bienvenu, car quelqu’un d’autre aimerait bien remplir ta fonction et cette personne te contrecarre… Ce n’est pas évident.

Il faut trouver une façon de manier de tels conflits et de continuer à parler aux parties intéressées. Ce qui m’intéresse à moi, c’est l’aspect humain. On apprend à lire les gens et on apprend surtout à bien les écouter. Il est très satisfaisant quand les idées apparemment opposées se sont, en fin de compte, réunies.

A quels moments de ta carrière tu repenses le plus chaleureusement ?
A la fin des années 80, j’ai réalisé le plus beau projet que j’ai jamais tenté. C’était chez Janssen Pharmaceutica. Le projet n’a pris que 6 ou 7 mois, mais on a réalisé tant de choses dans cette période. Nous avons écrit un logiciel pour l’entrée des commandes, entièrement sur mesure, complété par des modules pour la logistique et la facturation. C’était vraiment tout-en-un, IBM System 36. Tout était communiqué en temps réel et pas en lots, ce qui était habituel à l’époque. Le logiciel a optimisé le flux entre tous les départements et il a entraîné un changement énorme. Je suis très, très fier de cette réalisation.

J’ai de beaux souvenirs de Inbev aussi. J’y ai réalisé des projets pendant 20 à 25 ans, allant d’exploration et coordination à l’implémentation. Je suppose qu’on peut dire que je suis spécialisé au project management des brasseries, car j’ai mené des projets chez Alken Maes et Skol :).

As-tu des conseils pour les consultants débutants ou pour les étudiants visant une carrière en PM ?
Après toutes les années d’expérience, voilà ce que je dis toujours à mes collègues: « Always look on the bright side, le verre est à moitié plein ». Rassemblez les gens et créez l’interaction, car cette dynamique vous apportera de nouvelles idées et finalement, elle vous apportera l’acceptation. De cette manière, vous trouverez des solutions qui plaisent à tous.

Que vas-tu faire de ta première semaine en retraite ?
En fait, je n’ai pas encore planifié quoi que ce soit. Je suis ouvert aux possibilités, mais je pense aller me promener dans la nature, accompagné de ma femme.