Chez Pauwels Consulting, « un esprit sain dans un corps sain », cela veut dire quelque chose. De nombreux collègues sont très sportifs et participent souvent, seuls ou en équipe, à des courses à pied, à des événements vélo ou à d’autres chouettes activités sportives.

Récemment, nos collègues Koen De Borle, consultant en recrutement chez Pauwels Consulting, et Tijs Billemon, IT director et business coach, ont gravi le sommet du mont Blanc (4 810 mètres d’altitude pour être exact). Une prestation formidable !

Nous avons eu une brève conversation avec Tijs et Koen au sujet des préparatifs pour ce défi sportif extrême et de leurs expériences au cours de cette ascension passionnante.

Cher Koen, cher Tijs, comment vous est venue l’idée d’escalader le mont Blanc ?

Koen: Nous avons le virus des montagnes depuis quelque temps déjà. Enfants, nous allions tous les deux dans les Alpes avec nos parents pendant les vacances d’été. La nature, le calme, le paysage, l’hospitalité et les nombreuses possibilités sportives sont les raisons de notre amour pour la montagne.

Tijs: Tout à fait. En vacances, nous aimons l’action et l’aventure. Bien entendu, le mont Blanc est une montagne célèbre parmi les alpinistes. Et à juste titre, c’est un environnement exceptionnel pour les amateurs de sports en montagne.

Koen: L’idée d’escalader le mont Blanc nous est venue l’été dernier. Nous étions à la recherche d’un nouveau défi et nous voulions littéralement monter le niveau par rapport à nos précédentes expériences d’alpinisme.

Après quelques recherches, nous avons découvert le Mountain Network néerlandais et le guide de montagne expérimenté Jelle Staleman. Ils proposent des excursions guidées et organisées, en Europe et hors d’Europe. Nous n’avons pas hésité longtemps et avons décidé de nous inscrire pour le périple du Mont Blanc Summit.

Magnifique ! Aviez-vous déjà de l’expérience en alpinisme ?

Koen: Il y a quelques années, Tijs et moi avons déjà effectué un Alpine Tour dans l’Ötztal, en Autriche. Au cours de ce voyage de cinq jours, nous avons grimpé un sommet tous les jours, avec en point culminant la Wildspitze, le plus haut sommet du Tyrol à 3 774 mètres d’altitude.

Nous y avons acquis une connaissance approfondie de la vie en montagne, de la randonnée glaciaire, de l’escalade sur roche et des techniques de corde les plus courantes.

Avec qui avez-vous escaladé le mont Blanc ? À deux ou en plus grand groupe ?

Tijs: Nous avons fait cette expédition avec un groupe de quatre amis. Nous nous connaissons depuis longtemps et nous avons fait le précédent Alpine Tour ensemble, nous savions donc que nous pouvons nous faire confiance. Deux autres Néerlandais ont rejoint notre groupe, via Mountain Network. Au total, nous étions donc six.

« Si tout se passe bien, toute personne qui veut escalader cette montagne peut y arriver en principe. Mais en cas de problème, l’expérience et l’aptitude sont déterminantes. »
Comment s’est passé l’accompagnement pendant votre aventure ?

Koen: Eh bien, nous avons spécialement choisi de vivre cette expérience en étant accompagnés par un expert. Avec du recul, c’était certainement le meilleur choix. Le programme consistait en une piste de préparation, au cours de laquelle nous avons fait des exercices sur place, notamment pour l’escalade sur glace et sur roche et la randonnée glaciaire.

Les premiers jours, nous étions accompagnés de deux guides locaux et, pour le sommet, il y avait un accompagnement sur deux. Outre les aspects physiques et techniques, les guides nous ont également préparés mentalement. Après tout, nombreux sont ceux qui veulent atteindre le sommet à tout prix, mais des guides expérimentés sont là pour signaler des dangers, des circonstances particulières ou des expériences dramatiques empêchant parfois d’atteindre le sommet.

Pour cette seule raison, il est indispensable de demander conseil si vous voulez relever un tel défi. Si tout se passe bien, toute personne qui veut escalader cette montagne peut y arriver en principe. Mais en cas de problème, l’expérience et l’aptitude sont déterminantes. S’ils décident de ne pas s’y aventurer, mieux vaut leur faire confiance. Ou risquer votre vie.

Comment vous êtes-vous préparés en vue de cette expérience ?

Tijs: Bien entendu, nous n’avons rien laissé au hasard pour cette expédition. Pour entraîner notre condition de base et notre endurance, nous faisions régulièrement de grandes randonnées à vélo ou à pied. De plus, une telle ascension nécessite également des équipements adaptés, notamment des vêtements et des chaussures spécifiques pour le terrain alpin. 

L’organisation a également fourni la plus grande partie de l’équipement technique : un harnais d’escalade, un casque, des mousquetons, des cordes, un piolet à glace et des crampons. Lors de la préparation du matériel, il est important de n’emporter que le strict nécessaire sur la montagne. Le sac à dos peut vite peser 8 à 12 kg. Plus vous emportez de matériel et de vêtements, plus votre sac sera lourd pendant l’ascension…

Koen: Nous avons également participé à la journée d’introduction à la salle d’escalade de Nieuwegein (Pays-Bas) organisée par Mountain Network. Outre les informations pratiques et la présentation aux autres participants, nous avons été initiés à l’escalade sur mur et sur roche. L’équilibre et la stabilité sont essentiels, ils nous ont permis, par exemple, de grimper le mur les yeux bandés. De cette manière, on apprend à bien positionner les pieds et à chercher toujours la meilleure position.

Au final, comment s’est déroulée votre expédition ?

Koen: Nous avions choisi de partir dans les Alpes un peu plus tôt. Nous voulions déjà les découvrir et nous habituer à l’environnement. À environ une heure de route de Chamonix, nous nous sommes préparés pendant deux jours dans le village de montagne de Praz de Lys avec quelques promenades en montagne choisies par nos soins. 

Le programme était composé de deux parties. Les premiers jours, l’accent a été mis sur l’acclimatation et la préparation, technique et mentale, y compris l’ascension de l’Aiguille du Tour (3 540 mètres d’altitude) et les nuitées en altitude, puis deux jours complets pour tenter d’arriver au sommet, au cas où il ne serait pas possible, par exemple à cause du mauvais temps, de grimper jusqu’au sommet le premier jour.

Au total, le programme accompagné s’étendait sur sept jours. Après cette semaine intense, nous sommes encore restés à Chamonix pendant un jour et une nuit pour profiter et fêter notre réussite comme il se doit… (Sourire.)

« Ce genre de randonnée nous pousse à nous dépasser, en permanence, et à continuer à avancer. L’objectif final est toujours en vue, c’est motivant. »
Étiez-vous nerveux avant l’ascension à proprement parler ? Comment s’est déroulée la soirée précédente ?

Koen: Nous étions quelque peu stressés la soirée avant la tentative d’atteindre le sommet. Nous avons dormi dans une cabane de montagne à 3 165 mètres d’altitude. Certains d’entre nous ont également souffert de maux de tête, ce qui peut indiquer un malaise d’altitude. Heureusement, ils n’ont pas présenté d’autres symptômes et nous avons tous pu commencer.

De plus, nous nous sommes concentrés sur la préparation, bien entendu : s’assurer d’avoir tout, mais pas trop, en tenant compte des conditions météorologiques, un briefing final avec les guides, suffisamment de boissons et de provisions, etc.

Ces éléments sont essentiels et empêchent vraiment de s’endormir facilement. De plus, nous sommes allés nous coucher tôt, car le réveil sonnait à 3 h 30 le lendemain matin.

C’était le grand jour… Comment s’est passée l’ascension vers le sommet ?

Koen: L’ascension à proprement parler s’est déroulée en trois groupes, chacun avec un guide pour deux grimpeurs. Cette configuration est nécessaire pour traverser les passages difficiles avec contrôle et sécurité. Nous sommes partis le matin vers 4 h, avec les lampes frontales.

En venant de la cabane, il faut traverser le Grand Couloir, un passage dangereux où le risque de chutes de rochers et d’avalanches de neige est très élevé. Notre prochain obstacle était une paroi rocheuse abrupte d’environ 600 mètres.

Au-delà des 3 800 mètres, il ne reste plus que de la neige et de la glace. Après une courte pause, nous avons continué notre voyage en direction du Dôme du Goûter. Ce sommet est comparable au mont Blanc et offre une vue directe de la trajectoire vers le sommet, à une hauteur de 4 306 mètres.

En passant par le « Big Bump » et le « Small Bump », deux pentes difficiles en glace, nous avons ensuite atteint la dernière crête abrupte et finalement le sommet du mont Blanc. Tijs et moi avons atteint le sommet après environ six heures d’ascension, depuis le refuge de Tête Rousse à 3 165 mètres. Ce rythme est loin d’être lent, mais certains athlètes de haut niveau montent et descendent le sommet en quatre heures seulement !

Quels ont été les moments les plus difficiles pour vous ?

Koen: Sur le plan technique, le mont Blanc n’est pas si difficile. Bien sûr, il faut veiller à ce que chaque pas ne soit pas le dernier et dans certains passages, la peur ou le doute ne sont pas vraiment de bons conseillers, mais le plus grand défi consiste à surmonter la hauteur.

Le jour où nous avons atteint le sommet, nous avons fait près de 2 700 mètres en altitude. Et nous l’avons senti. L’un d’entre nous a eu du mal à atteindre le Dôme du Goûter et a même pensé à abandonner. Heureusement, nous avons su nous motiver mutuellement et tout le monde a atteint l’objectif.

Ce genre de randonnée nous pousse à nous dépasser, en permanence, et à continuer à avancer. L’objectif final est toujours en vue, c’est motivant.

Et quels étaient les plus beaux moments ?

Koen: Bien entendu, c’est l’arrivée au sommet qui donne le plus d’émotions. On ne trouve nulle part ailleurs un panorama comme celui-là. On se trouve littéralement sur le toit d’Europe occidentale. Il faut un peu de temps pour le réaliser.

Assister au lever du soleil sur le puissant massif, voir le soleil projeter une ombre du mont Blanc sur les autres montagnes, atteindre les altitudes enneigées ou approcher du sommet pas à pas sont des expériences presqu’aussi magnifiques.

Et sincèrement, notre plus grande satisfaction a été de tous nous retrouver en bas, en sécurité, et de pouvoir être fiers de notre performance.

« Bien entendu, c’est l’arrivée au sommet qui donne le plus d’émotions. On ne trouve nulle part ailleurs un panorama comme celui-là. »
Un tel voyage vaut-il la peine d’être répété ? Quel est votre prochain objectif ?

Tijs: Absolument. C’était notre troisième voyage ensemble dans les Alpes et nous rêvons d’en faire d’autres. (Rires.)

L’ascension du Cervin en Suisse figure en bonne position sur notre liste de souhaits. Depuis le mont Blanc, nous avions une vue magnifique sur ce sommet. Le Cervin est un peu moins haut, mais beaucoup plus technique avec une grande partie en escalade sur roche.

Koen: C’était une expérience absolument fantastique et unique. Nous en avons profité au maximum. Bien sûr, j’ai déjà envie d’escalader le prochain sommet. Il y a 82 sommets de montagne au-dessus des 4 000 mètres d’altitude dans les Alpes. Il reste encore du pain sur la planche.

« Et pourquoi pas l’Everest ? », nous demande-t-on souvent. Eh bien, monter plus haut qu’un humain est capable, avec un apport d’oxygène, ne nous intéresse pas pour le moment. Nous voulons surtout ne faire qu’un avec la nature. Et selon nous, ce n’est possible qu’en en profitant pleinement. Bien entendu, nous ne disons jamais non. (Sourire.)


Restez au courant

Cette interview vous a intéressé ? Merci de bien vouloir la partager avec votre réseau.

Vous voulez lire plus d’interviews de nos consultants ? Ici, vous trouverez nos interviews précédentes. Et si vous pressez le bouton rouge ci-dessous, vous recevrez désormais nos interviews dans votre boîte mail dès qu’elles paraîtront sur le site Internet.

D’autres conseils et astuces de Koen et Tijs

  • Préparez-vous convenablement et faites-vous conseiller !
  • Soyez en bonne condition.
  • Veillez à disposer du matériel adapté. Bien sûr, il n’est pas nécessaire d’acheter le matériel le plus cher, mais de bonnes paires de chaussures et de chaussettes sont indispensables.
  • Soyez respectueux de la nature et gardez-la propre. L’alpinisme est un sport formidable, mais la montagne reste maître !

Liens pratiques

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *